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Apparence et réalité

Des concepts pour penser globalement.

 

L’apparence n’est pas la réalité

 

L’instabilité -------> Variabilité
La non spécificité -------> Quantitatif
La non localité
(corrélations à distance)
-------> Globalité
La non continuité -------> Interfaces
Notion de seuil
Irréversibilité
Les points critiques -------> Etat / Prévision

 

L'instabilité

Ce sont les changements et leur variabilité qui créent la perception du réel: rien ne change et pourtant tout change!

Le réel se situe entre l’immobilisme absolu: le vide, et une variabilité instantanée généralisée rendant toute perception impossible.

La définition de la réalité des objets est donc relative à l'échelle spatio-temporelle utilisée pour leur observation.

L’augmentation potentielle de l’instabilité par accroissement des échanges est une des caractéristiques du monde vivant.

L’instabilité et la variabilité sont des conditions nécessaires de l’autonomie du vivant.

 

La non spécificité

La spécificité (qualité) nécessite 2 choix:

un niveau d’observation de l’objet et une caractéristique locale de cet objet qui le différencie. C’est donc une donnée éminemment relative, et non globale.

Toute qualité peut être en effet quantifiée en définissant un niveau d’organisation sous jacent : cette quantité est une valeur particulière de la fonction des variables agissant à ce niveau d’organisation.

 

 

La non localité

C’est la deuxième manifestation de l’autonomie du vivant, avec l’instabilité.

Il y a des propriétés non locales qui orientent l’évolution :

- la forme, qui est une mémoire physique.
Une trace mémorielle est un caractère durable dépendant d'un détail du passé et non de l'environnement actuel.
La mémoire est un moyen de freiner l’instabilité et donc de réguler la variabilité.

- notion de points critiques, qui correspondent à ce qui est observé en cas de changements de phases physico-chimiques (gazeuse – liquide – solide). En ces points se produisent des changements d’états globaux car ils correspondent à des changements complets de fonctionnement (cf systèmes : la fonction résulte de la transformation des interactions internes par échanges avec l’environnement).

Cette non localité sélectionne les états résultant de l'interaction des niveaux d’organisation sous jacents qu’on peut définir dans le cadre d’une stratégie opérationnelle.

 

La non continuité

L’unité structurelle du vivant est la cellule, mais la diversification des formes intracellulaires (organites) puis pluricellulaires a été rendue possible par des échanges au travers d’interfaces (membranes, muqueuses, basales, paroi vasculaire) dont on ne connaît sans doute pas encore les propriétés intrinsèques influençant la transmission des informations spécifiques qui les traversent et convergent vers elles:

structures fractales et leurs propriétés particulières, parallélisme avec la réfraction en optique.

Cette non continuité est structurelle.

Des ruptures de continuité fonctionnelle existent aussi au niveau des changements d’états des fonctions résultant des interactions cellulaires, se traduisent par des phénomènes de franchissement de seuil et mettent en évidence l’irréversibilité spontanée de ces changements ( hystérèse ).

Ces ruptures de continuité (asymétries) sont la troisième caractéristique quantitative du vivant avec l’instabilité et la non localité.

Elles ont été probablement la condition nécessaire à son apparition, comme deuxième modalité (avec la mémoire) freinant l’instabilité.

 

Points critiques.

Comme dans les transitions de phase en physique, il y a changement d’état en ces points, qui sont l’expression de propriétés globales. Ainsi le passage de la simple diffusion à la convection de chaleur dans un fluide dépend de sa propriété globale de viscosité, viscosité qui résulte des interactions à l’échelle moléculaire. Ces points sont théoriquement calculables.

 

 

Toutefois la sélection du nouvel état va dépendre d’événements locaux survenant à cet instant précis (fluctuations internes) ce qui la rend imprévisible: sa prévision doit faire appel à la statistique (épidémiologie pour les risques de maladie). L’approche statistique permet de cerner l’aléatoire local qui résulte de ces fluctuations internes.

Mais le même mécanisme local peut provoquer un événement mineur ou une catastrophe, car, de par l’existence des points critiques, le risque dépend aussi de l’histoire globale qui conditionne les conséquences de ces fluctuations.

La prévision ne peut donc se baser sur la seule évaluation des conditions locales apparentes ou supposées, que cette évaluation soit statistique ou autre.

 

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