Dans un but
simplificateur
on peut globalement considérer que :
1/ Les cellules différenciées regroupées en organes
sont des états stationnaires dynamiques du génome.
Leur lignée commune, et
l’origine de l’ADN universel en tant que mémorisation progressive de
l’ensemble des tentatives d’exploration de l’espace par les premières
molécules vivantes jusqu’aux êtres actuels aboutit à leur interconnexion
robuste (c’est à dire ayant une certaine stabilité vis à vis des contraintes
externes), ce qui constitue un être vivant.
Ces cellules sont des
systèmes de réponse à des contraintes bio-physico-chimiques ayant 3 niveaux
de transduction
:
les
membranes externes et surtout internes (REL ,Golgi, mitochondries,
peroxysomes…) constituées de lipides.
les
protéines (enzymes, canaux, tubules…..) porteurs de motifs glyco-lipidiques
et presque toujours fixées dans les membranes.
l’ADN
et les ARN ribosomiques, messagers et de transfert.
Mais il existe aussi le
cytosquelette (constituées des microtubules et microfilaments) qui joue un
rôle important, comme les membranes, dans la topographie des cellules, et
surtout dans les neurones.
Cette organisation
élémentaire à 3 niveaux, démultipliée par un regroupement en organes,
assortie au polymorphisme des divers composants permet d’obtenir :
des
réponses identiques à des contraintes différentes (pour un même individu ou
non) (ce qui est à prendre en compte dans l’élaboration d’une prévision
notamment dans la notion de sommation des stress biologiques).
des
réponses différentes à des contraintes identiques (chez 2 individus ou non)
(ce qui est à prendre en compte dans l’interprétation de l’anamnèse
familiale pour comprendre sa physiologie génétique).
2/ L’ADN constitue le génotype,
la réponse de la cellule (ou de l’organe, ou de l’organisme) est son
phénotype et entre les deux se situe un
phénotype intermédiaire constitué par le
contenu cytoplasmique (membranes et protéines en particulier.).
Une pathologie est un
phénotype particulier de l’organisme.
Faire un diagnostic, qu’il
soit prévisionnel ou non, consiste à évaluer une cohérence dans les
diverses informations qu’on peut recueillir sur les 3 niveaux :
génotype
phénotype
intermédiaire
prévision
/ troubles fonctionnels /maladie.
Ces 3 niveaux recouvrent
des réalités temporelles distinctes :
le
génotype est relativement stable à l’échelle du temps humain et fait
référence à la mémoire donc au passé ( mais pas seulement bien entendu).
le
phénotype intermédiaire est par essence plus instable et représente le
présent biologique tout en pointant vers le futur clinique possible.
la clinique est ici et maintenant.
La biologie des états
fonctionnels
est un moyen d’évaluer le phénotype intermédiaire et surtout ses écarts
par rapport à la moyenne dans la population, et donc le risque de
franchissement de seuil et le passage vers la pathologie lésionnelle qui
s’ensuit.
En 2003 le génotype n’est
pas à notre portée dans son contenu physiologique et sa signification
globale.
Néanmoins on peut le
«soupeser» (supposer !) grâce à l’observation clinique qu’il existe
finalement un nombre restreint de scénarios pertinents (moins de mille)
décrivant la succession anamnèse familiale / anamnèse personnelle/ état
clinique (scénarios encore moins nombreux si on introduit une combinatoire
définie par des tranches temporelles comme anamnèse familiale/ enfance/âge
adulte/ grand âge.).
Ces scénarios sont en fait
des images extériorisées de la génétique familiale en réaction aux stress
physiques, toxiques, métaboliques, endocriniens, infectieux, psychosociaux.
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